Le cachemire ou cashmere
Historique
Pour la première fois, en 1664, un voyageur occidental, François Bernier, s’émerveillât devant la douceur des plaids qu’il rencontrait en Mongolie. François Bernier observât qu’il s’en faisait de deux sortes : les uns en laine très fine, les autres en poil « qui se prend sur la poitrine d’une chèvre sauvage ». Ces plaids étaient si doux, si moelleux, si fins, que, d’après une légende mongole, ils pouvaient passer au travers d’un anneau. Les tisseurs, toujours des hommes, utilisaient un métier horizontal, deux ou trois pour chaque métier. Le dessinateur se dénommait « Naqqash », celui qui coloriait le « Tarah-gourou », le liseur d’aujourd’hui le « Talim- gourou »et le programme de tissage qui en découlait « Talim ».C’est vers la fin du dix huitième siècle que les anglaises découvrirent ces plaids amenés par les bateaux de la Compagnie des Indes. Les Françaises découvrirent ces plaids que les soldats de Bonaparte leur ramenèrent au retour de la campagne d’Egypte. Jean Baptiste Décrétot, né en 1743 et fils d’un fabricant de draps à Louviers, semble être le premier à commercialiser industriellement le cachemire en France. Joséphine Bonaparte se précipita sur ces plaids en cachemire et toutes les élégantes suivirent.
Les plaids cachemire étaient définitivement adoptés en Europe.
Poil « qui se prend sur la poitrine d’une chèvre sauvage »
En fait, cette chèvre sauvage se dénomme Capra Hircus et vit en Mongolie Extérieure ( Ulan Baator) sur les hauts plateaux du Tibet et d ‘Asie Centrale à une altitude moyenne de 4000 mètres. Elles sont aussi élevées domestiquement de nos jours en Mongolie Intérieure. Par des températures extrêmement froides, qui atteignent facilement – 40 degrés, cette chèvre a en hiver le ventre garni d’un fin duvet sous ses longs poils. Ce duvet, douveteux, fin, et doux s’appelle cachemire. Les poils de cachemire sont longs, supérieurs à 32 mm et très fins, de 14 à 17 microns. Plus l’air est froid, plus cette chèvre devient résistante et plus cette couche augmente pour la protéger.
Les fibres de cachemire sont collectées en peignant la chèvre à la main pendant la mue de printemps par les éleveurs nomades, puis le cachemire est amené aux producteurs par des collecteurs ambulants. Ensuite il subit une transformation très technique et automatisée du cardage jusqu’au tissage, teinture ( AZOfree pour les plaids et écharpes que nous vous proposons) et aux finitions manuelles.
Une chèvre produit environ 150 grammes de cachemire par an, ce qui est très peu. Un plaid en 140cms de large par 180 cms de long pèse 550 grammes.
Parce qu’il y a un nombre très limité de chèvres cachemire, le cachemire est une matière rare et chère. Ses cours sont régulés, en fonction des hivers et des quantités produites, par les autorités chinoises, à laquelle la Mongolie Intérieure appartient, comme des cours de bourse.
En raison de cette rareté, de ses propriétés de minceur, de douceur, de chaleur et de brillance le cachemire est considéré comme une fibre de luxe.
La Mongolie
Est l’une des dernières terres vierges de notre planète . La nature y semble sortie tout doit de la Création : Montagnes, volcans, steppes, taïgas, forêts profondes, lacs inviolés, rivières poissonneuses. Tengrii : le grand ciel déroule en permanence un spectacle fabuleux .
Malgré ses déserts et ses paysages saisissants de solitude, c’est une terre habitée, connue dans ses moindres recoins par les Mongols qui la parcourent depuis toujours.
La moitié de ses deux millions et demi d’habitants nomadise librement dans les steppes, vivant de l’élevage et des ressources naturelles selon des traditions millénaires. Ils vivent sous la Ger et déplacent leurs campements plusieurs fois par an. Il s’agit d’une vie très rude et l’on peut même parler de survie en hiver.

